Agri-city.info : le média des agricultures urbaines

24 février 2021

Audrey Pulvar : "L'agriculture urbaine doit être un outil de lutte contre les précarités alimentaires"

Audrey Pulvar, adjointe à la maire de Paris en charge de l’alimentation durable, de l’agriculture et des circuits courts, et candidate de la gauche aux Régionales de 2021 en Ile-de-France,…
19 février 2021

Le Salon de l'agriculture, à défaut d'ouvrir ses portes, s'invite sur les écrans

Faute d'ouvrir ses portes, pour de bon, le Salon international de l'agriculture, pour son édition 2021 sera présent sur les écrans, avec un documentaire « Nous paysans », démarrage d'une série…
19 février 2021

Et si vous choisissiez une orientation... dans l'agriculture urbaine...

L'agriculture urbaine est multiforme, ouvre sur de trés nombreux métiers et fait donc appel à de multiples connaissances et compétences. A l'heure où les lycéens doivent formuler leurs vœux de…

Lionel de Cala : "Nos potagers sont une occasion unique de créer du lien entre les habitants"

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Lionel de Cala, 37 ans, maire d’Allauch, dans les Bouches-du-Rhône, vice-président du Conseil de Territoire d’Aix-Marseille-Provence Métropole répond à Agri-City, sur ses projets en termes de réalisations fertiles pour sa ville. Les jardins potagers, en co-gestion avec la municipalité, permettent entre autre d'impliquer les habitants, en créant du lien. Il souhaite que sa commune de plus de 21000 habitants devienne une référence sur le plan environnemental.

Quelles réalisations « Fertiles » prévoyez-vous de mettre en place sur votre commune ?

L’environnement est au cœur de nos préoccupations. Il s’agit d’un sujet central sur lequel nos équipes travaillent quotidiennement. Nous souhaitons faire d’Allauch une des premières communes éco-responsables de Provence dans les prochaines années. Situé aux portes de Marseille, nous bénéficions de 4 000 hectares de collines à préserver... soit 75% de la surface communale ! Un patrimoine inestimable à conserver à l’avenir. C’est certainement pour cette raison que l’écologie est un sujet de préoccupation depuis longtemps pour tous les Allaudiens. Notre commune doit devenir une référence sur le plan environnemental pour mieux préserver notre cadre de vie et notre biodiversité. Au-delà des opérations de reboisement et de sensibilisation de nos enfants à l’école ou dans les centres aérés, nous voulons apporter des réponses concrètes sur les enjeux de la protection de la nature et conserver la ceinture verte qui nous protège encore de Marseille.
Au-delà de la protection de nos collines, nous venons d’engager un plan de « végétalisation » de 6000 arbres pour créer des espaces verts dans nos différents noyaux villageois, prioritairement aux abords des écoles et de certains lieux sensibles, comme les maisons de retraites. Nous souhaitons également créer la maison de l’environnement, formidable porte ouverte sur nos massifs et outil pédagogique à destination des enfants qui sont les acteurs du changement environnemental de demain. Nous soutenons par ailleurs plusieurs apiculteurs en leur allouant gratuitement des terrains dans nos collines pour y disposer plus de 800 ruches. Nous menons également des partenariats pour de futurs projets avec Atmo’sud pour mieux contrôler la qualité de l’air ou avec le Conservatoire Méditerranéen Partagé sur les enjeux de biodiversité aux abords d’équipements publics comme le « Théâtre de nature ».

En quoi les projets d'agricultures urbaines peuvent-ils créer du lien social, en dehors d'un aspect pédagogique et sensibilisation aux enjeux écologiques des habitants ?

Nous traversons une période très particulière sur le plan sanitaire. La Covid-19 va changer durablement nos habitudes et notre regard sur notre environnement. Lorsque cette crise prendra fin, les Français se sentiront nécessairement attirés par un retour à la nature et aux notions essentielles que sont l’environnement, les circuits courts, l’agriculture durable et aussi le lien social et les échanges de savoir. Nous le constatons déjà aujourd’hui et cela se renforcera demain.

Mettre en place une politique d’agriculture urbaine ambitieuse est donc un élément central
à prendre en compte pour l’ensemble des collectivités.

En créant des lieux de rencontres et d’échanges vertueux, nous accompagnons et renforçons cette évolution sociétale qui s’amorce durablement. Pour nos potagers partagés, nous avons choisi de proposer un lieu de culture à proximité du centre ancien, du village, où les habitants ne possèdent pas forcément de jardins. Concernant la gestion du lieu, nous avons d’abord pensé à travailler avec des associations qui connaissent les rouages de ces jardins mais au fil de la maturation du projet, nous avons entrevu d’autres solutions, plus proches des besoins de grande proximité relatifs à ce type de projets. Nous avons donc opté pour la co-gestion entre les utilisateurs et la municipalité. Celle-ci nous permettra d’ici fin 2021 de mieux gérer les espaces alloués tout en étant à l’écoute des besoins des utilisateurs.
Donc oui, ces potagers sont une occasion unique de créer du lien entre les habitants en partageant connaissances et savoir-faire.

 
Propos recueillis par Claire Nioncel
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