MAISON-ET-JARDINS-DE-GEORGES-CLEMENCEAU-2026-23_ARP_ASTRANCE_web Maison et Jardins de Georges Clémenceau - ARP Astrance

Le label EcoJardin poursuit son déploiement auprès des gestionnaires d’espaces verts publics et privés. À l’issue de sa première session de labellisation de 2026, 45 sites ont obtenu ou renouvelé cette reconnaissance de leur gestion écologique. Une édition marquée par l’évolution du référentiel, dont les nouvelles exigences entreront progressivement en vigueur.

La gestion écologique des espaces verts continue de mobiliser les collectivités et les gestionnaires de sites. Réuni le 25 juin 2026, le comité de labellisation EcoJardin a attribué ou renouvelé le label à 45 sites lors de sa première session de l’année. Parmi eux, 21 obtiennent cette reconnaissance pour la première fois, tandis que 24 sites voient leur labellisation renouvelée. Neuf de ces derniers en sont à leur troisième renouvellement, signe d’un engagement inscrit dans la durée.
Cette nouvelle session illustre la diversité des structures investies dans la démarche. Sept nouveaux gestionnaires rejoignent le réseau : le Centre des monuments nationaux, la chambre régionale des comptes de Bretagne, la Direction départementale des finances publiques de l’Essonne, l’EPLEFPA Terre d’horizon, IMATECH, le musée du Quai Branly – Jacques Chirac et la ville de Bois-le-Roi.

Des espaces verts aux profils variés

Le palmarès 2026 couvre un large éventail de sites et de territoires. Parcs urbains, jardins patrimoniaux, cimetières, espaces associés à des établissements scolaires ou encore sites d’entreprises figurent parmi les espaces labellisés ou renouvelés. Les sites concernés sont répartis dans plusieurs régions, de la Bretagne à la Nouvelle-Aquitaine, en passant par l’Île-de-France, les Hauts-de-France, les Pays de la Loire et la région Auvergne-Rhône-Alpes.
À Bordeaux, plusieurs espaces emblématiques de la métropole figurent au palmarès, notamment le jardin public, le parc Bordelais et le parc aux Angéliques. Certains sites franciliens, comme le parc des Portes de Paris d’Icade ou la prairie du Moulin Joly à Colombes, bénéficient également d’un renouvellement. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, les parcs marseillais de la Buzine et de l’Oasis sont eux aussi renouvelés pour la troisième fois.
La présence de sites patrimoniaux souligne par ailleurs la place de la gestion écologique dans des contextes paysagers très différents. Le domaine national de Villers-Cotterêts et la Maison et les jardins de Georges Clemenceau, gérés par le Centre des monuments nationaux, figurent parmi les sites distingués. Le jardin du musée du Quai Branly – Jacques Chirac rejoint également le réseau.

Un référentiel actualisé, des exigences progressives

Au-delà du palmarès, l’année 2026 marque une évolution importante pour le dispositif. Au printemps, EcoJardin a fait évoluer ses critères d’évaluation afin de prendre en compte de nouveaux enjeux, d’actualiser les connaissances et de renforcer les exigences du label. L’objectif est également de mieux valoriser les démarches d’amélioration continue engagées par les gestionnaires.Les nouvelles grilles d’évaluation s’appliquent dès 2026.
Toutefois, pour faciliter la transition, les nouveaux critères essentiels ne deviendront obligatoires qu’en 2027. Ce calendrier laisse ainsi aux candidats et aux gestionnaires déjà labellisés une période d’adaptation aux évolutions du référentiel.
Créé en 2010, EcoJardin constitue un outil de reconnaissance et de communication sur la qualité de la gestion écologique des espaces verts ouverts au public. Le label s’adresse à la fois aux gestionnaires, aux équipes d’entretien et aux élus. Il repose sur un référentiel technique et des grilles d’évaluation, avec un audit réalisé par un évaluateur externe et indépendant. Les décisions sont ensuite prises par un comité qui se réunit deux fois par an, en juin et en novembre.

Le dispositif rassemble aujourd’hui plus de 850 sites labellisés en France et plus de 160 gestionnaires engagés.

Les gestionnaires souhaitant intégrer la démarche peuvent déposer leur candidature tout au long de l’année. Pour être examinés lors de la prochaine session de labellisation, prévue fin novembre 2026, les dossiers devront être soumis avant le 31 août.
Avec l’arrivée de nouveaux gestionnaires et l’actualisation de son référentiel, EcoJardin poursuit ainsi un double objectif : élargir la mobilisation des acteurs de terrain et accompagner l’évolution des pratiques vers une gestion toujours plus écologique des espaces verts.
L’inscription au label EcoJardin est ouverte toute l’année. Les candidatures soumises avant le 31 août pourront être présentées à la prochaine session de labellisation fin novembre 2026.